6 décembre 2025 > 4 janvier 2026
EXPOSITION COLLECTIVE DE NOEL
Nadia Ehrmann, Ivan Lassere, Chen Jing, Marie-Dominique Cnudde, Pedro Fremy, Astrid Lecarpentier, Clarisse Holmiere, Blandine Perrier, Guillaume Boisson, Coralie Barbier et les 12 exposants permanents.
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6 décembre 2025 > 4 janvier 2026
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Les artistes
Ivan Lassere est un artiste peintre franco-canadien formé à Bordeaux, en Angleterre et à Montréal, dont le travail développe un langage à la croisée de l’architecture, de la géométrie et de l’abstraction. Il cultive des formes simples et des procédés économiques, révélant la noblesse des matériaux et proposant des « espaces de silence » plutôt que des images narratives. Selon les séries, il peint à l’huile en aplats monochromes désaturés, proches de la toile brute, ou à la gouache en couleurs vives et mates, explorant des compositions géométriques qui dégagent une joie sobre et presque suprématiste.
Jean-Louis GADETTE,
Née en 1957 dans le Nord de la France, Marie-Dominique Cnudde entreprend en 2002 une formation en céramique et obtient en 2008 le diplôme de l’Académie des Beaux-Arts de Tournai, en Belgique.
Sensible à la dimension conceptuelle de la création, elle explore les multiples langages du grès, de la porcelaine et des jus d’oxydes. Par le dialogue entre la main et l’œil, l’esprit et la matière, elle interroge le passage du temps autant que le geste créateur.
Entre l’action du temps et celle de la main de l’artiste, la terre révèle sa nature sensible. Chaque forme devient le lieu d’une rencontre entre matière, mouvement et imagination.
Artiste et graphiste installée en Val d’Azun, Astrid est spécialisée en illustration, graphisme et calligraphie. Ses dessins, largement inspirés de la nature, associent différentes techniques de crayon, que ce soit en couleur ou noir et blanc.
Des paysages très détaillés aux silhouettes stylisées, tout est « croqué » avec une grande finesse, où la précision des traits se marie avec le fondu des couleurs. Astrid travaille en général sur de petits formats, taille carte postale, faciles à transporter et à encadrer, mais ose aussi s’aventurer vers de plus grands formats.
Photographe autodidacte toulousaine, Clarisse Holmiere explore le noir et blanc comme on explore sa propre géographie intérieure. Ses images naissent d’un paradoxe intime : attirance pour l’obscur, besoin de lumière ; désir de dépouillement et goût pour l’intensité. Les noirs s’y enfoncent, profonds, mats, presque minéraux ; les lumières y respirent, hésitent, s’ouvrent. Tout tient dans cette tension qui la traverse : ombre et éclat, retrait et élan.
La photographie est pour elle une manière d’être au monde, pleinement, dans un présent sans détour. Elle ne copie pas le réel, elle en prélève l’essentiel : une ligne, une forme, une murmuration. Sa rigueur scientifique lui apprend à repérer les structures, ses années de danse lui soufflent le mouvement et l’équilibre naturel précaire.
Voyageuse et marcheuse, Clarisse s’abandonne aux chemins comme on s’abandonne à une chambre noire : pour que quelque chose se révèle. Dans la hauteur ou l’éloignement, le monde se simplifie, se décante et ne conserve que l’essentiel. Dans ces moments suspendus, quand la terre semble s’éloigner d’un pas sans jamais disparaître, naissent ses images les plus fidèles : celles où ses paradoxes respirent enfin, tenus ensemble par une lumière qui hésite et un noir qui veille.
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L’écriture et la photographie sont des pratiques qu’elle a pu développer au fil du temps et des rencontres. Elles sont pour elle un moyen de faire un pas de côté pour observer le monde et en proposer une lecture singulière.
Il s’est enrichi, au fil du temps, d’échanges, de confiance mutuelle, de recherches graphiques autour du procédé du cyanotype.
En 2018, Guillaume Boisson découvre dans sa haie un buis décimé par la pyrale, regrettant d’avoir oublié de le traiter contre ce ravageur. Passionné par le buis qu’il plante depuis une quarantaine d’années et qu’il a su protéger jusque-là, il décide de rendre hommage à ce buis perdu par la sculpture, un domaine qu’il découvre laborieusement. Ses premières œuvres, bien que sommaires, le ravissent et l’encouragent à poursuivre. Le buis devient une obsession à travers de petites pièces uniques qu’il crée, cherchant sans cesse à innover et à atteindre la perfection, avec l’ambition de réaliser un chef-d’œuvre à chaque nouvelle sculpture. Artiste sensible, profondément connecté à la nature, il y puise une inspiration constante et trouve dans son art un refuge et un apaisement.
Coralie Barbier dessine sur papiers blancs à l’aide d’aiguilles et de fins feutres. Avec cette technique minutieuse elle provoque des métamorphoses.
Sa pratique oscille entre une lenteur silencieuse et des espaces saturés de présences.
On y voit doucement représentées des plantes imaginaires, des silhouettes d’ancêtres oubliés, des demeures cachées dans les profondeurs de l’âme, des transes dansées à travers l’espace-temps.
Inspirée par les synchronicités, son intérêt pour les mondes invisibles et les états modifiés de conscience, Coralie explore à travers son art la relation entre l’humain et la nature.













