ENCRE D’HIVER

Florence Pujol-Capdevielle / Elisabeth Mounic

7 février > 15 mars

Cette exposition réunit les photographies de Florence Pujol-Capdevielle et les encres d’Élisabeth Mounic dans un dialogue saisissant entre fixité du réel capturé et fluidité de l’abstraction gestuelle.
Dans l’archipel du Svalbard, Florence Pujol-Capdevielle saisit des paysages glaciaires où la lumière polaire devient matière première. Les photographies saisissent aussi bien des cristaux translucides émergeant d’un néant blanc que des falaises de roche noire striées par le vent millénaire. Ces photographies ne documentent pas : elles révèlent. Le silence arctique, la patience des saisons, l’immensité minérale deviennent présence tangible.
Élisabeth Mounic, formée aux Beaux-Arts de Tarbes et nourrie des maîtres orientaux et occidentaux, répond à cette géologie arctique par des encres sur papier où le geste calligraphique fait écho aux strates glaciaires. Ses lignes mouvantes, ses noirs profonds, ses nuances froides prolongent les vibrations chromatiques des photographies. Au-delà de la représentation des choses, il s’agit d’une expression abstraite basée sur le geste qui donne au trait toute son expression.

Un même souffle polaire
Entre le réel capté par l’objectif de Florence Pujol-Capdevielle et l’abstraction du geste pictural d’Élisabeth Mounic circule un même souffle : celui des frontières poreuses entre matière et esprit, silence et vibration, éternité et éphémère.
Les transparences glaciaires de la photographe trouvent écho dans les strates d’encre de la peintre. Les falaises minérales se font calligraphie gestuelle. Les blancs arctiques deviennent espaces oniriques.
Cette exposition invite à une lecture en miroir : la nature devient trace, la trace devient mémoire, la mémoire devient matière poétique. Au croisement de deux regards – l’un qui fixe l’infini gelé, l’autre qui le libère en flux pictural – se révèle un territoire commun : celui des espaces où le visible s’efface pour révéler l’invisible.

Les artistes

Elisabeth Mounic

Encre

Dès l’enfance, le dessin et la peinture ont gravé en Elisabeth Mounic l’empreinte de ce qu’elle est aujourd’hui et ont forgé cette sensibilité qui l’anime et ont changé son regard sur les choses et le monde qui l’entoure… un rai de lumière, une ride sur l’eau, une goutte de pluie, le souffle du vent…. Elle a fait sienne cette maxime de Zao Wou Ki : « Peindre ce qui ne se voit pas, le souffle de la vie, le vent, le mouvement, la vie des formes, l’éclosion des couleurs et leur fusion ».

À mi-chemin entre Orient et Occident, figuration et abstraction, sa peinture, onirique et spirituelle, basée sur l’instinct, l’émotion, le lâcher-prise et le « hasard », est un aller-retour entre deux rives, un dialogue reliant passé et présent…

Elle exploite la peinture à l’huile et l’encre de Chine dans une quête sans fin en constante évolution, à la recherche de l’émotion esthétique pour interpréter le monde à sa façon.

Si la figuration est représentation, l’abstraction est expression, expression reposant sur la suggestion et l’évocation d’une vision. Transparences, strates, ombres et lumières entraînent le spectateur dans son monde où l’inconnu et l’intime s’entremêlent.

Frantz Schubert a dit : « La musique part du cœur et va au cœur. Point besoin pour bien l’entendre d’être un musicien averti. » Il en va de même avec la peinture. Aussi, Elisabeth Mounic nous invite sur le chemin d’un dialogue entre le visible et l’invisible, l’espace et le temps…

Elisabeth Mounic vit et travaille dans les Hautes-Pyrénées. Elle a exposé notamment au Théâtre Royal Mohammed V à Rabat, à la Chapelle Impériale de Luz Saint Sauveur, à l’Abbaye de L’Escaladieu à Bonnemaison, au chateau de Lavardens, au Pari de Tarbes, à la Galerie Rouge Garance à Mugron, à la Fondation UNICAJA de Ronda, à la galerie Spot-On à Trie-sur-Baïse, à la galerie Espace Eqart à Marciac et à la galerie Saint Aubin à Toulouse.

  • DATES

    7 février > 15 mars

  • HORAIRES D’OUVERTURE

    14h30 > 18h

    du vendredi au lundi

  • VERNISSAGE

    vendredi 6 février à 18h