• François Deladerrière – photographie hivernale de la vallée d'Arrens dans l'attente de la neige, exposition L'hiver dernier, L'Abbadiale 2024
  • François Deladerrière – photographie hivernale de la vallée d'Arrens dans l'attente de la neige, exposition L'hiver dernier, L'Abbadiale 2024
  • François Deladerrière – photographie hivernale de la vallée d'Arrens dans l'attente de la neige, exposition L'hiver dernier, L'Abbadiale 2024
  • François Deladerrière – photographie hivernale de la vallée d'Arrens dans l'attente de la neige, exposition L'hiver dernier, L'Abbadiale 2024
  • Céline Messina – La Blanche, installation textile suspendue, sculpture mi-femme mi-chouette effraie, L'hiver dernier, L'Abbadiale
  • Jérémie Brugidou et Olympia Boyle – installation sonore et vidéo Les sons de l'attente de l'hiver, L'hiver dernier, L'Abbadiale
Exposition

L’Hiver dernier

François Deladerrière, Céline Messina, Jérémie Brugidou, Olympia Boyle

13 juin > 28 juillet 2024
ouvert tous les jours sauf le mardi de 14h30 à 18h00

Qu’arrive-t-il à un territoire de montagne quand l’hiver n’est plus tout à fait là ? C’est la question que pose, à travers quatre regards croisés, l’exposition L’hiver dernier. Photographies de François Deladerrière, installation textile de Céline Messina, créations sonores de Jérémie Brugidou et Olympia Boyle : trois disciplines, une même vallée, un même hiver incertain.

FRANÇOIS DELADERRIERE

L’hiver dernier, série de photographies

Durant tout l’hiver, François Deladerrière a arpenté la vallée dans l’attente de la neige : en s’installant sur le territoire de la fin de l’été jusqu’au début du printemps, le photographe se tient aux aguets dans l’attente inquiète de l’arrivée de la neige.

Au départ de ce projet, il y a la lecture du roman de Rick Bass, Winter, qui fait écho à l’envie du photographe François Deladerrière de prendre le temps d’expérimenter dans un territoire.

Ce projet photographique s’inspire de ce récit pour le transposer dans une vallée des Hautes-Pyrénées. Comme la vallée du Yaak, la vallée d’Arrens est une zone frontalière, un confins, un territoire de montagne où la topographie délimite le terrain d’exploration qui porte son propre potentiel narratif.

Ce rapport au texte de Rick Bass est une amorce, une inspiration. Il ne sera pas question d’illustrer Winter mais plutôt de se mettre dans des conditions de travail semblables à celles qui l’ont conduit à rédiger son journal, pour faire sa propre expérimentation d’un lieu.

CELINE MESSINA

La Blanche, installation textile

Céline Messina propose une installation textile consacrée à la saison hivernale et conçue comme un tableau allégorique de la fugacité de l’hiver.

Sculpture en textile suspendu dans les airs, en légère lévitation, la « Dame Blanche » créature mi-femme mi-chouette effraie nous apparaît telle un spectre dans la nuit de l’hiver.

Créature sans visage, couverte d’une pèlerine à capuche tricotée et vêtue d’une robe entièrement composé de plumage en laine, elle surgit aux yeux du public tel le fantôme d’une saison en voie de disparition.

Elle sort d’un fond noir en tissu où sont appliqués les flocons de dentelle au crochet, représentant la neige qui fond dès qu’elle touche le sol. Pour cela, les flocons sont créés dans un dégradé de blanc vers le noir pour signifier que le manteau neigeux ne peut plus se former.

JEREMIE BRIGIDOU & OLYMPIA BOYLE

Les sons de l’attente de l’hiver, vidéo, son

Tout comme François Deladerrière, Jérémie Brugidou et Olympia Boyle artistes sonores, sont venus en résidence durant l’hiver dernier.

À partir du roman Winter de Rick Bass et des premières images du photographe, ils mêlent les techniques du documentaire et du « field recording » en contexte hivernal, ou plutôt dans l’attente de conditions hivernales car la neige se fait attendre.

Étrange hiver…la mémoire des neiges et des hivers sont réactivées à travers le territoire lors de rencontres… jour et nuit, jeunes et vieux, aubergistes et fermiers, animaux, végétaux, machines, vents, neiges, glaces…

Leurs installations sonores et vidéos font partie de l’exposition l’hiver dernier pour proposer, comme le dit Félix Blume : « des expériences d’écoute comme moyens de compréhension mutuelle et de réflexion critique ».

La mélodie du val 1 -La neige

Azun Acousmatique

Né en 1972. Vit et travaille à Arles. Diplômé de l’École nationale de Photographie d’Arles en 1999, il poursuit aujourd’hui un travail personnel et réalise des commandes portant essentiellement sur le paysage et l’architecture. Il a bénéficié de résidences à l’étranger, notamment en Egypte, invité par le Centre culturel français d’Alexandrie, ou du Laos, répondant à une commande de Culturesfrance. La galerie « Le Réverbère » (Lyon) représente son travail depuis 2005.

+ site internet de François Deladerrière

Céline Messina est plasticienne en arts du fil. Elle travaille sur le rapport que nous entretenons avec les paysages et les territoires que nous habitons face aux changements climatiques. Elle crée des œuvres qui explorent le thème de la solastalgie face aux modifications de la saisonnalité dans nos régions tempérées. 
Elle utilise comme médiums principaux les arts de la maille, le feutrage et la broderie.

Jérémie Brugidou est artiste-chercheur, cinéaste et écrivain. Docteur en études cinématographiques, ses recherches portent sur la manière dont la fiction et les images permettent d’imaginer de nouvelles perspectives anthropologiques. Fondant son travail sur la recherche-création, il tisse des liens fructueux entre arts et sciences. Il travaille actuellement sur la bioluminescence comme écologie de l’apparition.

Olympia Boyle est née à Paris. Dès l’enfance elle baigne dans l’art et s’épanouit entre la danse, le théâtre, la musique et les arts plastiques. Entourée de divers instruments de musique elle touche à tout : du violon aux percussions en passant par le piano et la guitare, avec le chant toujours très présent.

Elle quitte Paris pour Lisbonne, butine l’énergie de New York et de Berlin, et s‘installe finalement à Bruxelles. La capitale deviendra le terreau  de  son  laboratoire  artistique.  C’est là qu’elle fera des rencontres déterminantes pour le développement de sa carrière. Enrichie des ses collaborations avec Cargo Culte, Teme Tan, Anwar, et son projet en duo Faon Faon, en 2020, Olympia Boyle lance son projet solo : La Maja.

Elle chante essentiellement dans sa langue maternelle, le français, qu’elle colore de vibrations anglophone et lusophone. La maturité artistique insuffle à Olympia un travail à la fois intime, généreux, élégant et énergisant.

2022 marque le début d’une nouvelle ère : sortir son premier EP et proposer des chansons à la fois pop et authentiques.

PARTENAIRES

Exposition conçue en partenariat avec Le murmure du mode et produite par le Parc National de Pyrénées.